
Reconnue comme étant le produit de placement le mieux adapté aux soucis des futurs retraités à se constituer un complément de retraite, l’assurance-vie offre des conditions d’entrée et de sortie assez flexibles et ce, aux côtés des avantages fiscaux en matière d’ISF mais aussi des avantages successoraux. 120 milliards d’euros, c’est ce qu’investissent chaque année les français dans les différentes variantes de l’assurance-vie, soit près de 50% de leurs économies.
Ces instruments offrent des niveaux de risque allant de « nul » à « élevé » et ce, en jouant sur les actifs sous-jacents aux contrats. L’assurance-vie multisupport offre à titre d’exemple des rendements de 2 à 3,6% pour un niveau de risque presque nul notamment pour des sous-jacents en fonds en euros, avec toutefois une durée minimum de 8 ans. Ces contrats offrent aussi à travers leurs dernières générations de placer l’épargne dans des actifs plus rentables – mais certes plus risqués - tels que les fonds en actions étrangères de tous les pays. Ces investissements peuvent ainsi être fructifiés sur des marchés des plus prometteurs, à l’image des marchés chinois, russe, etc. Il y a lieu à noter par ailleurs que ce type de contrats d’assurance-vie offre la possibilité de réorienter l’épargne à tout moment en cas de crise majeure notamment sur ces derniers marchés. Une opération qui coûte généralement entre 0,5 et 1% du montant de l’épargne réorientée. Outre l’avantage de fructification de l’épargne, l’assurance-vie multisupport offre aussi bien une sortie en capital, qu’une sortie en rente un peu plus couteuse mais qui offre toutefois le versement d’une somme régulière jusqu’au décès. L’autre avantage est l’exonération de votre conjoint ou votre partenaire de Pacs des droits de succession afférents au contrat.
L’autre type d’assurance-vie est le contrat de capitalisation. D’une durée minimale de 8 ans - sous peine de se voir retirer des avantages fiscaux ainsi que des droits de sortie à payer -, il offre les même avantages en matière de fructification de l’épargne. Cependant, les contrats de capitalisation sont plutôt orientés vers les assujettis à l’ISF et n’offrent pas de ce fait d’avantages successoraux. Toutefois, avec les nouvelles règles de succession entre conjoints, ces contrats de capitalisations deviennent de plus en plus attrayants notamment pour les grands assujettis à l’ISF et conséquemment au futurs retraités soucieux de se constituer un bon complément de retraite.
D’autres types de placements jouent aussi des rôles semblables à ceux de l’assurance vie pour se constituer une retraite complémentaire et ce, à l’image du Plan d’Epargne Retraite Populaire – Perp. En effet, ce produit qui n’est conseillé généralement qu’après des 50 ans et plus, mais aussi ceux dont la tranche marginale d’imposition est supérieure à 30%. Pour les travailleurs indépendants qui veulent récupérer une rente régulière après la retraite, peuvent souscrire à un contrat Madelin multisupport. Toutefois et pour ce type de contrat, l’inconvénient majeur c’est qu’il faut s’engager à verser une cotisation annuelle minimale. En effet, ce contrat est fait pour les personnes réalisant des grands profits puisqu’il permet de déduire jusqu’à 66.551 euros des bénéfices imposables.
Au final, il faut bien savoir choisir le bon contrat d’assurance-vie qui répond à vos besoins, en matière de flexibilité de versement, de retrait, mais aussi de réorientation de l’épargne pour les contrats multisupport. Gare aux clauses difficilement compréhensibles qui entraveraient la liberté d’action du simple épargnant.