
La Loi Fillon en 2003 est venue consolider le droit à l'information des futurs retraités et des retraités. Un droit qui s’étend du simple fait de demander un historique des cotisations, jusqu’au droit de demander conseil auprès des organismes de sécurité sociale et caisses de retraite. En parallèle, la Groupement d’Intérêt Public – GIP – Info Retraite œuvre aussi dans le même sens. Résultant des efforts de ce dernier groupement des organismes de retraite, un simulateur de retraite est disponible aujourd’hui en ligne, permettant ainsi à toute personne, à tous les âges, d’estimer ses pensions de retraite, de base et complémentaire.
En matière d’information, un futur retraité doit savoir que sa pension de retraite dépendra du nombre de trimestres cotisés et validés, de son salaire annuel moyen, le traitement indiciaire de bonification, le nombre des enfants élevés, la décote ou encore la surcote appliquées, etc…. Pour s’intéresser à l’ensemble de ces variables, dont dépend le calcul de la retraite, vous ne devez pas attendre vos 58 ans. En effet, le rachat de trimestres de retraite, par exemple, est directement corrélé à l’âge du futur retraité. En ce sens, il coûtera de plus en plus cher à l’approche du 60ème anniversaire, date limite de l’exercice de cette option de rachat.
En matière de contraintes liées à l’obtention d’un taux plein de retraite, il faudrait savoir que le nombre de cotisations à la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse – CNAV – servent de piliers notamment pour la détermination de l’âge et des modalités de départ en retraite. Conséquemment aux dernières réformes en la matière, l’année de base servant à l’attribution des droits rattachés à la retraite, sont ceux défini pendant l’année de votre 60ème anniversaire. A titre d’exemple, pour une personne qui a fêté ses 60 ans en 2007 et qui partira à la retraite en 2010, la période de cotisation requise pour toucher un taux plein restera de 160 trimestres. Pareil pour les traitements indiciaires lors du calcul de la retraite. Il y a lieu à noter que certaines exceptions peuvent permettre un départ à la retraite avec un plein taux avant l’âge de 60 ans. Parmi ces exceptions on peut bien citer certains régimes relatifs à des métiers dits « actifs » ou encore avoir commencé à travailler très jeune et justifier ainsi d’une durée minimale d’assurance de 160 trimestres.
A défaut des 160 trimestres cumulés entre l’âge de 60 et 65 ans, le taux plein de 50% subira une décote proportionnellement au nombre de trimestres manquants. Cette décote diminue progressivement pour passer de 10% pour une année manquante, à 5% à l’horizon 2013, avec un maximum de décote de 25% par rapport au plein taux. Notons que le taux plein est accordé automatiquement après les 65 ans et ce, quelque soit le nombre de trimestres cumulés. Une fois calculée, la durée d’assurance est reportée à un plafond - qui est la durée nécessaire pour avoir une retraite complète dans le régime général. Passé l’âge de 65 ans, le calcul de la retraite ne subira plus de décote par rapport aux 160 trimestres (à partir du 1er janvier 2008) à cotiser pour avoir un taux plein. En outre, pour tout trimestre additionnel travaillé après les 65 ans, une majoration de 2,5% est appliquée au calcul de la retraite, sans pour autant porter le nombre total de vos trimestres cotisés au-delà des 160.
Concernant le salaire moyen, il est reconstitué, soit sur 10 ans ou encore sur 25 ans selon l’année de naissance. Le salaire de base est calculé sur la base des meilleurs salaires de chaque année cotisée et validée. Seule est prise la partie inférieure ou égale à au plafond de la sécurité sociale, soit au mieux 2.773 euros mensuel. Sur la base des données sur indiquées, le simulateur de retraite pourrait donner une estimation de la pension de retraite de base.
En matière d’estimation de la retraite complémentaire relative à la caisse ARRCO, le salaire de base - pris en compte pour l’attribution des points servant de base pour le calcul de la pension complémentaire – est compté en totalité, si vous n’êtes pas cadre. En effet, pour les cadres le salaire mensuel pris en compte pour l’attribution des points est plafonné à trois fois le SMIC. Par la suite, la pension de retraite complémentaire est calculée en multipliant le nombre des points résultants de vos droits auprès du régime de base et du régime complémentaire par la valeur du point. Notons que pour les cadres, la cotisation se fait à un troisième niveau, à savoir l’Agirc pour la part des salaires excédant le plafond de la sécurité sociale.
Dépassant l’objectif d’établir des estimations des pensions de retraites assigné entre autres au simulateur de retraite, il y a lieu à noter que pour les personnes ayant eu une carrière atypique et ce, en cotisant à différentes caisses notamment du régime général, et ce comme le régime général des salariés à travers la CNAV, le régime agricole à travers la MSA, le régime des commerçants à travers l'Organic et le régime des artisans à travers la Cancava, ont mis au point une demande de retraite unique.